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Compte-rendu d’un entretien avec Jean-Jacques AillagonLes syndicats CGT, CFDT, FO, SNJ et SUD de l’Agence ont été reçus à leur demande jeudi pendant 1H30 par le ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Jacques Aillagon. Le ministre était entouré du directeur de la Direction du développement des médias (DDM) Alain Seban, administrateur à ce titre de l’Agence, et de son conseiller à la presse écrite, Christophe Patier. Voici un verbatim des principales déclarations du ministre et de M. Seban. Conseil d’administration du 17/9/2003"Je souhaite que le CA du 17/9 soit conclusif et permette de lever les dernières hypothèques financières qui pèsent sur l’AFP : il reste pour l’Etat à verser le 3ème volet du prêt participatif (5 millions d’Euros) et la surindexation de ses tarifs votée au Parlement. Bercy ne veut pas verser ces sommes tant que le budget n’est pas voté" et par voie de conséquence le Contrat d’objectifs et de moyens (COM) approuvé. Sur cette question, Alain Seban a indiqué que la direction de l’AFP est en train de finaliser des solutions pour les problèmes de trésorerie et un retour à l’équilibre en 2006 et non plus en 2007, comme le prévoyait le calendrier initial du plan à cinq ans retoqué par la Commission financière. "Du côté des représentants de l’Etat, il n’y a pas d’obstacle à ce que ce budget soit maintenant voté", dans la mesure où il recueille l’agrément de la Commission financière, a dit M. Seban. Masse salarialeJ.J.Aillagon : "Lorsqu’il signe un contrat de type COM avec une entreprise, l’Etat lui demande un effort de bonne gestion mais il ne fixe pas pour objectif une diminution de la masse salariale. En ce qui concerne l’AFP, cela n’implique pas une évolution sur le volume des emplois et autorise une progression (annuelle) de la masse salariale entre 2 et 3% durant la durée du plan. "C’est la règle générale du jeu pour la tutelle. Ensuite, c’est de la responsabilité de la direction d’effectuer les arbitrages". Election du PDG"Personnellement, je suis attaché à ce qu’on ne pratique pas la volatilité des dirigeants qui est un facteur d’affaiblissement des entreprises. C’est mon point de vue général en ce qui concerne les établissements publics". Avenir de l’agence"Il y a un premier temps d’urgence : sortir du blocage avec un cadre budgétaire clarifié. A plus long terme, il faut tout faire pour stabiliser la situation comptable et professionnelle dans les prochaines années. Je ferai tout pour fournir à l’agence dans la prochaine décennie un cadre stabilisé et qu’elle reste une grande agence internationale de référence". Statut"Face à une telle situation (budgétaire - ndlr) on n’a pas intérêt à se lancer dans un faux débat sur des questions statutaires. Le statut de l’agence lui a servi de rempart à d’autres moments. Il semble plus important aujourd’hui de bien codifier le lien entre l’Etat et l’AFP". Partenariats"On ne peut pas tout faire soi-même dans l’économie d’aujourd’hui à moins de développer des moyens disproportionnés. "Je ne suis pas hostile à ce que l’AFP développe des partenariats avec ses pairs. Il s’agit d’une décision qui relève de la politique de la direction. "Mon souci, c’est que l’AFP reste sur le marché mondial de l’information. "Votre avenir doit venir d’une sollicitation du marché, même si vous relevez d’une certaine manière du service public de l’information, de l’intérêt général". Syndicats CGT, CFDT, FO, SNJ, SUD de l’AFP le 11 septembre 2003 |