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Agence France-Presse Branch of the French National Journalists' Union (SNJ)

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Nouvelles attaques contre l’AFP et la liberté de la presse

Le SNJ (Syndicat National des Journalistes) de l’Agence France-Presse dénonce l’arbitraire policier exercé à Lyon mardi contre deux photographes de l’AFP qui couvraient des manifestations de lycéens.

Les deux photographes qui exerçaient leur métier et ont fait valoir leur qualité professionnelle aux policiers se sont vu interdire violemment par ces derniers de prendre des photos des manifestants et des policiers en action.

L’un des photographes s’est vu arracher son appareil pour effacer les photos prises de la carte mémoire. L’autre a été repoussé vers un mur d’immeuble pour l’empêcher de travailler.

Le SNJ, premier syndicat de la profession, s’élève contre de tels agissements difficilement explicables. Au moment où se tiennent des Etats-généraux censés "moderniser" la presse, ils constituent de nouvelles atteintes à la liberté de la presse en France peu après l’interpellation scandaleuse de l’ancien directeur de Libération, Vittorio de Filippis, interpellé sans ménagement à son domicile par des policiers au motif qu’il n’aurait pas répondu à une convocation, emmené menotté, puis enfermé, déshabillé à deux reprises et fouillé intégralement avant d’être conduit devant une juge d’instruction.

Le SNJ appelle la direction de l’AFP à réagir à cette nouvelle attaque.

Au même moment, mercredi matin, un confrère choisit de lancer des attaques contre l’AFP menacée actuellement de se voir transformée en société par actions. Sur la radio BFM, Nicolas Doze qui interviewait un criminologue sur le thème des fichiers policiers, a jugé utile de déclarer que lorsque l’AFP "serait privatisée", qu’elle serait "à capitaux privés", une erreur dont il l’accusait avec son interlocuteur "ne se reproduirait plus"...

Le SNJ de l’AFP regrette de tels propos de la part d’un journaliste qui n’a pas vérifié s’il y avait réellement eu une erreur dans l’affaire incriminée. Il s’interroge sur ce qui pourrait empêcher une agence "privatisée" de commettre d’éventuelles erreurs. Ca se saurait !

Enfin comme ce confrère a parlé d’un "grand débat" sur la privatisation de l’AFP, le SNJ de l’Agence lui suggère d’inviter ses représentants à y participer... pour éviter de "dire des bêtises", afin de reprendre ses expressions.

Le SNJ appelle à cette occasion l’ensemble des rédactions et des citoyens français à signer la pétition de défense de l’AFP sur www.sos-afp.org

le 17 décembre 2008