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Actualités et opinions
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Communiqué du SNJ-AFP sur la polémique Libération/AFPLe SNJ-AFP regrette le ton choisi par le directeur de Libération Laurent Joffrin pour mettre en cause le traitement réservé par l’AFP à trois exclusivités publiées par son journal ces derniers mois, dans une tribune de ce quotidien de vendredi dernier intitulée "L’agence France-frousse". Il est pour le moins injuste d’accuser l’AFP de "frousse" car même si l’accusation vise une certaine hiérarchie et non les journalistes, les mots prennent un poids particulier dans le contexte des menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’Agence. Les journalistes de l’Agence font chaque jour preuve d’un énorme courage dans les endroits les plus dangereux et les plus difficiles du monde, sans en tirer ni revenus, ni gloire "people", comme certains de ceux qui utilisent leurs dépêches sans rien risquer. Il est tout aussi inadmissible d’accuser les agenciers, prudents par nature, d’une éventuelle connivence avec la BNP ou la Société générale et inacceptable de ressortir l’affaire des propos de Sarkozy sur Zapatero qui, hors volonté polémique, ne prêtaient pas à l’interprétation qui en a été faite par Libération. Mais il ne s’agit pas pour autant de se dédouaner de toute responsabilité sur plusieurs incidents rédactionnels et certains jugements pour le moins déséquilibrés que le SNJ n’a pas manqué de pointer ces derniers mois. Certains ont été dus à des manques d’effectifs (or la direction cherche encore à les réduire !), d’autres à des jugements hiérarchiques effectivement marqués au coin des ambitions et de la servilité. Il ne s’agit pas non plus de dénier à M. Joffrin la liberté de critiquer le travail de l’Agence. En tant que client, c’est même un droit qui lui est reconnu par le statut actuel de 1957 de l’Agence. Précisément, ce statut, dont non seulement la lettre (ce qui peut s’envisager) mais aussi l’esprit est remis en cause aujourd’hui au profit de la création d’une compagnie totalement d’Etat, dans un premier temps et qui pourrait être ouverte à des intérêts privés judicieusement choisis, dans quelques temps. Tout cela devrait intervenir à compter de septembre prochain. Souhaitons que de telles protestations et critiques excessives ne se multiplient pas. Le risque est réel d’une élimination de fait de l’Agence France-Presse dans l’esprit actuel de l’article 2 de son statut lui interdisant par la loi de passer sous le contrôle d’un quelconque pouvoir politique ou économique. C’est actuellement en préparation et les journalistes du SNJ de l’AFP ne peuvent qu’inciter les consoeurs et confrères à signer la pétition en ligne sur www.sos-afp.org. le 11 août 2009 |