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Actualités et opinions
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O tempora, o mores ! (communiqué intersyndical)Vos élus syndicaux ont été auditionnés mercredi matin par la Commission d’experts (dite Pigeat), formée par le ministre de la culture et de la communication Frédéric Mitterrand, pour réfléchir à l’avenir de l’AFP. Cette audition a pu avoir lieu malgré une tentative insidieuse de la direction de l’AFP de l’empêcher. Voilà les faits : - Il y a une quinzaine de jours, le représentant de la DDM (Direction des Médias auprès du 1er Ministre) envoie à la direction des ressources humaines de l’AFP, représentée par M. Jean-Louis Vidot, une invitation avec un questionnaire, adressée aux représentants syndicaux pour une audition mercredi 3 février avec demande de faire suivre ou de fournir les adresses électroniques. - La DRH ne fait rien. Ne dit rien à personne. Ni à la DDM, ni aux syndicats... - Intrigué par le fait que le représentant journaliste au CA a été auditionné par la Commission, et que quelques jours plus tard l’autre représentant a reçu une convocation, alors que les syndicats n’ont rien reçu, une des vos déléguées appelle la DDM, où on lui dit ne rien comprendre, puis que les invitations ont été envoyées quinze jour plus tôt pour le 3 février. Après quelques jours et un nouvel appel de votre déléguée, le représentant de la DDM téléphone à la DRH de l’AFP. La secrétaire, visiblement sur instruction de son supérieur, répond que "M. Vidot est trop occupé". Après un nouvel échange entre la déléguée et le représentant de la DDM, elle lui fournit les adresses, et lundi après-midi par retour de courriel, vos élus reçoivent enfin une invitation pour ce mercredi matin. Bien sûr, sans pouvoir réellement fournir une réponse écrite et détaillée aux questions. Surprise par ces faits, la Commission a du reste laissé huit jours supplémentaires aux syndicats pour répondre par écrit à ses questions. La tentative de la DRH a fait flop. Mais jamais on n’avait vu de telles pratiques à l’Agence. C’est une honte que seul le ridicule peut atténuer ! Mais ce n’est malheureusement qu’une manifestation de plus d’une politique de tension systèmatique introduite depuis quelques mois à l’AFP par la direction avec une application particulièrement fourbe et zélée. Cette manoeuvre indigne intervient après une série de blocages, de mépris des avis des représentants du personnel, de passages en force et de procès contre des élus du personnel. Cette volonté de créer la tension en détériorant le climat dans l’entreprise va du déménagement de la rédaction à la cosaque alors que rien ne justifie la hâte, au refus de considérer la situation dramatique des précaires, en passant par des manoeuvres de tromperies indignes au CE et des poursuites judiciaires absurdes et incohérentes contre le secrétaire du CHSCT. Sans oublier, le passage en force d’un plan senior qui n’en n’a que le nom, et en revanche des négociations vaines de 8 mois sur un pseudo plan de départ, le refus d’autoriser l’utilisation du réseau intranet (demandée par souci de confidentialité) pour la consultation-referendum sur le statut, sans même mentionner des refus et blocages sur des questions plus techniques comme l’assurance longue maladie pour les expatriés, le statut régional, les droits d’auteur, voire le refus d’avancer dans la GPEC, au nom barbare mais néanmoins exigée par la loi. Une telle "stratégie de la tension" est nettement calculée pour tenter de provoquer des conflits qui pourraient être invoqués à l’extérieur pour justifier le changement de statut. Elle aboutit à des pratiques détestables et l’introduction d’un climat délétère odieux pour l’ensemble du personnel de l’agence. L’intersyndicale somme la direction de mettre un terme à de telles pratiques ! L’intersyndicale CGT-SNJ-CFDT-FO-CFE-CGC le 3 février 2010 |