Section Agence France-Presse du Syndicat national des journalistes |
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Actualités et opinions
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Journalistes de tous les pays, unissez-vous !Le SNJ entend assurer de son soutien les journalistes anglophones de l’Agence France-Presse et réaffirmer qu’ils ont les mêmes droits que tous les autres en ce qui concerne les nominations et les promotions. La force de l’Agence, beaucoup plus que sa "francité", est sa capacité à faire travailler ensemble des journalistes de langues, de cultures et d’horizons différents et nous le constatons chaque jour en France et à l’étranger. Plutôt que d’entrer dans une vaine polémique, le SNJ estime que le vrai débat est le suivant : - Pourquoi nombre de journalistes locaux de toutes langues se voient refuser la possibilité de venir à Paris en stage de quelques semaines ou mois alors qu’ils le souhaitent et que cela améliorerait grandement leur intégration au sein de l’AFP et leur compréhension de la société francaise ? Aucun dispositif en ce sens n’est prévu alors que la demande est forte. - Pourquoi la Direction du personnel et de l’information ne met-elle pas en place un système cohérent et efficace d’apprentissage des langues étrangères ? Combien de journalistes partent-ils en poste sans avoir eu ni le temps ni les moyens d’apprendre la langue vernaculaire de leur pays d’expatriation ? - Pourquoi également aucun effort digne de ce nom n’est-il fait pour permettre aux journalistes locaux non francophones d’apprendre cette langue alors qu’ils en ont besoin pour leur travail quotidien ? Le budget et les effectifs du service formation sont ridicules alors que la concurrence est à des années-lumière devant nous sur ce plan. Pas de multimedia à effectifs constants Le danger qui guette l’Agence n’est pas tant que tel ou tel poste soit confié à un anglophone ou un francophone, un hispanophone ou un arabophone. Le danger est la disparition des postes stricto-sensu. L’émergence de nouveaux métiers se fait de toute évidence au détriment du texte, métier de base de l’AFP et en tout état de cause "colonne vertébrale" d’un fil de nouvelles pour des années encore. Cette volonté de renforcer le multimédia à effectifs constants aboutit par exemple à des disparitions comme celle d’un poste d’adjoint francophone a Londres pour permettre la création d’un poste de coordinateur vidéo. C’est dans cette gestion à courte vue et à la petite semaine que se situe la véritable menace pour l’AFP, pas dans la nomination à des postes de journalistes à la compétence reconnue, quelle que soit leur langue natale. le 5 juillet 2010 |