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Now We’re Talking: A Return to Dialogue
Your union representatives took part in several meetings with management in January. There is no doubt that the atmosphere has changed: as regards industrial relations at AFP, dialogue is back. The AFP branch of the SNJ expresses satisfaction at the following developments:
However a number of basic questions remain:
[Remainder of translation to come] Gestion des carrières :C’est, de longue date, un facteur d’iniquité et de démoralisation. La direction envisage notamment des "entretiens de suivi annuels". Pourquoi pas mais avec quels objectifs et selon quelles modalités ? Les projets actuels s’orientent vers un entretien avec les chefs de service. Disons tout net que cette modalité semble au mieux totalement inutile, puisqu’il n’y aurait là aucune nouveauté, ou pire encore, contre-productive si ce tête-à-tête épisodique devait figer des conflits individuels lancinants et par là les carrières de certains. Il faut donc envisager une médiation particulière pour ces entretiens si l’on veut en faire un moment réellement susceptible d’ouvrir des perspectives de travail et d’amélioration des revenus, lié aussi à la reconnaissance attendue par tous d’un parcours professionnel dans et hors de l’Agence. La rotation a connu récemment une accélération incontestable tout en restant aussi sélective et inique que dans le passé pour certains postes "réservés" de production à Paris et à l’étranger. Parallèlement, la même disparité a prévalu dans le récent mouvement de certains journalistes "rubricards" connus et très compétents dans leur secteur et auprès de leurs sources, qui ont été contraint(e)s —parfois à l’expiration stricte de leur temps d’affectation en production— à une mutation sur un desk où l’écriture est plus hypothétique. La prolongation ou la "RE-nomination" d’autres donne le sentiment au sein de la rédaction que les règles de rotations sont à géométrie variable. Par ricochet, c’est la question de la place et du rôle des desks et des journalistes qui y sont affectés dans le processus rédactionnel qui se trouve à nouveau posée. RémunérationsDans ces conditions, le retard pris dans les rémunérations ne manque pas d’exacerber les frustrations face aux dysfonctionnements des nominations. La revendication commune de trois syndicats sur la révision des écarts des indices dans la grille salariale des journalistes doit être examinée au moins comme un minimum et non rejetée avec une fin de non recevoir, comme jusqu’à présent. Le statut régionalEn suspens également l’introduction d’un véritable statut régional assurant aux journalistes un minimum d’homogénéité de protection sociale d’un pays à l’autre au sein d’une même région. Malgré les promesses du PDG précédent, qui y voyait un moyen de nous rouler en jouant des délocalisations par rapport aux "statuts siège", les négociations n’ont guère avancé malgré un début d’état des lieux. Aujourd’hui, les journalistes AFP à statut régional existent... sans exister. Il faut reconnaître et codifier ce statut pour qu’ils sachent en passant d’un bureau à l’autre dans leur région et a fortiori d’une région à l’autre, sur quelle protection sociale, quelle retraite et quel minimum salarial ils peuvent compter. Le SNJ veillera à la défense de ces journalistes. La qualité de leur statut doit être une priorité sociale qui aura nécessairement un impact rédactionnel. L’image animée :Après dix ans de tergiversations et de temps perdu, et malgré les efforts louables du service vidéo compte tenu de ses moyens artisanaux, on revient enfin à l’image animée avec le lancement laborieux de la CFII. Jusqu’à présent, on nous a parlé de la nécessité pour les bureaux de répondre dans le quart d’heure à une "breaking news" pour la CFII. On nous a aussi parlé d’un "news corner" et enfin on s’est réjoui de ce que la CFII serait un nouveau client pour nos fils ! Pour le SNJ, la CFII ne devrait être qu’une opportunité de lancer l’agence dans une véritable activité de production et de distribution de l’image animée. D’une part, parce que ce sont les deux seuls secteurs (la diffusion nous étant fermée) où l’on peut espérer gagner de l’argent dans la branche. Et d’autre part, parce que si nous en restons au stade de sous-traitant ou de fournisseur de seconde zone, nous nous épuiserons pour rien, tout en demeurant totalement dépendant d’un client unique qui pourra nous abandonner à son gré. Comme l’a montré le précédent avec Bloomberg. En se donnant les moyens de produire et en profitant de son réseau pour distribuer sa production, l’AFP pourra pérenniser cette activité et proposer ses produits à plusieurs clients, dont la CFII. Conformément à sa vocation de grossiste de l’information. Ce choix relève d’une décision stratégique de la compétence du Conseil d’administration et exige des financements ad hoc. Les discussions qui inquiètent aujourd’hui la rédaction sur la capacité de réaction "dans le quart d’heure" ou l’utilisation d’une webcam dans un coin de bureau seront alors sainement dépassées. Les droits d’auteur :Les photographes en procès contre la direction pour obtenir des droits d’auteur exclusivement pour eux, ont fait savoir par le biais de leurs avocats qu’ils refusaient que leurs collègues étrangers puissent bénéficier de droits d’auteur. La direction dit avoir refusé ces nouvelles exigences. Cette situation met en évidence toute l’ambiguité de l’action des photographes qui avait bénéficié en son temps d’une complaisance à peine dissimulée de l’ancien PDG. Le SNJ avait dès le début estimé que la négociation sur les droits d’auteurs à l’AFP ne pouvait s’engager que d’une manière globale : photo et texte. Le développement de la photo a bénéficié durant de longues années des efforts et sacrifices de l’ensemble de l’agence. Les produits de la photo sont liés au reste de la production de l’agence : le texte fait vendre la photo et la photo fait vendre le texte. Aujourd’hui, il faut y ajouter l’infographie et d’autres produits multimedia. N’accorder des droits d’auteurs qu’à une seule catégorie de journalistes est dans le cas de l’AFP profondément inique et donc dangereux quant à l’implication de chacun. Comment dissocier les droits lorsqu’un "produit intégré" combinant texte, photo, infographie, etc., travaillé et retravaillé en production et à l’édition, est envoyé à un client ? Il serait injuste et risqué, compte tenu de ces particularités de l’Agence, de différencier des journalistes affectés à la production et à l’édition (desks). Le souci de ne pas creuser davantage les écarts déjà existants, devrait nous amener vers une formule de mutualisation des droits d’auteurs. En fixer les modalités relève d’un gros chantier, compte tenu de la législation française, attachée à juste titre à la protection individuelle patrimoniale et morale des auteurs, et du rôle historique des sociétés d’auteurs. Jusqu’à présent, la direction, bloquée par les objectifs peu transparents de l’ex PDG en matière de photo, se refusait à aborder la question. Aujourd’hui, elle s’impose comme une urgence avec l’action des photographes et l’arrivée de nouvelles technologies et de nouveaux produits. 1 February 2006 |